Comment se faire obéir sans sortir son mégaphone ? 2+1 ingrédients obligatoires

Vous demandez pour la 3ème fois, et toujours rien. Tic Tac, Tic Tac…L’aiguille de la petite pendule indique 8h10. Par la fenêtre, vous apercevez un déplacement de foule familier : main dans la main des parents se dirigent vers l’école.

Les sourcils plissés. La gorge nouée. Le cœur battant. Vous sortez ce hurlement primal : «Chaussurrrress, tout de suite», et vous le traîner jusqu’au couloir. Vos yeux semblent sortir de leurs orbites.

Enfin ! Votre enfant se chausse.

Vous savez que ce n’est pas une solution de s’énerver, mais il ne veut pas entendre raison. Vous êtes fatiguée de répéter et répéter ses mêmes paroles. Vous avez l’impression de parler face à un mur, sauf que le mur aurait déjà cédé.

C’est épuisant.

Pourquoi faut-il s’énerver pour qu’il obéisse ?

Vous voulez savoir pourquoi il ne bouge pas ses petites fesses ? Pourquoi il vous ignore comme un poisson rouge dans son bocal?

C’est simple. Il ne vous entend pas.

Non ! Je ne plaisante pas.

Je sais, vous avez l’impression de devenir un vieux disque rouillé à forcer de répéter. Vous criez de plein poumon. Vous avez sorti votre mégaphone, et le nombre de décibels réveillerait même les morts.

Mais le résultat est là. Votre gamin ne bouge pas d’un poil. Vous pouvez crier autant que vous voulez, il ne réagira pas.

Alors, pourquoi ? La raison s’explique en 2 mots : l’ attention et la motivation.

Ces 2 principes sont les ingrédients indispensables pour réussir la recette de coopération.

Attention.

Comme tout bon plat, il y a aussi un ingrédient magique. Et je vous le dévoilerai rien que pour vous. À la fin de cet article, vous disposerez d’armes plus efficaces que les cris, pour vous faire entendre.

Commençons tout de suite

1er Ingrédient : L’Attention

Préservez le sanctuaire

Temple blanc du Wat Rong Khun- Thaïlande

Imaginez.

Vous êtes sur votre blog préféré, Parentalité Pas à Pas. Vous êtes en train de lire un article passionnant sur : comment vous faire obéir. Soudain, votre regard est perturbé par un visuel inattendu. Une notification. Une notification Facebook. Votre réseau social préféré vous signale un message de votre meilleure amie.

Tadam !

En moins de deux. Vous êtes en train de regarder une vidéo de chat. N’est-ce pas trop mignon ?

Soyez honnête, ça vous arrive souvent. Et vous savez quoi ? Moi aussi. Bienvenue dans l’ère digitale, les réseaux sociaux ont pris le pouvoir sur notre attention.

Pourquoi je vous raconte ça ?

Face à votre enfant, vous avez l’impression de parler dans le vide. Et ça vous agace au plus haut point. C’est une grande nouvelle. Je suis sérieuse.

Votre enfant dispose encore de son pouvoir d’attention. Cette compétence est indispensable pour sa réussite future : les apprentissages, mener à bien ses activités, etc. Alors, aidez-le à préserver ce sanctuaire de l’attention.

Ok c’est bien beau tout ça, mais comment je fais pour le bouger alors ?

Et bah, ça tombe bien. Je vais vous l’expliquer de ce pas.

Arrêter de parler aux murs

Mur de Berlin- Allemagne

Je me rappelle d’un long appartement. À l’extrémité droite, ma chambre. À côté, la chambre parentale. Ensuite, une cuisine. À l’extrémité gauche, un salon.

J’ai pour habitude de jouer aux legos dans ma chambre. Mon jeu favori : construire une maison. Je prends bien soin d’y mettre chaque pièce. Travail minutieux. J’y fais vivre mes personnages dedans. Je suis dans mon monde, dans mon imaginaire. Plus rien autour n’existe.

Un son me parvient. Un son inaudible. Un son venant du salon. 1 fois. Deux fois. Trois fois.

D’un coup, ma mère déboule en hurlant « combien de fois va falloir que je te le dise ? Tu fais exprès ou quoi ?»

Ma mère m’appelait pour que je mette la table.

Avouez-le.

Vous aussi vous le faite. Notre mode de vie nous rend toujours pressés. Vous pensez gagner du temps en criant d’une pièce à l’autre ? Vous êtes persuadée que votre enfant vous entend ?

D’expérience, je vous le dis : c’est faux. Je vous rassure, je fais pareil chez moi…

Contrairement à nous et à nos notifications Facebook, nos enfants sont extrêmement concentrés dans leur jeu, dans leur activité, dans leur imaginaire. Ils sont dans leur bulle, et ne nous entendent pas.

Arrêtez de parler aux murs, et allez au contact. C’est toujours plus efficace que de crier de l’autre bout de la maison. Ça vous agacera moins et vous n’aurez pas l’impression d’être un perroquet. Vous gagnerez du temps à vous déplacer, je vous le promets.

Mais ce n’est pas fini. Être dans la même pièce n’est pas suffisant pour capter l’attention.

Soyez le Chat Botté

Fermez les yeux.

L’air est agréable, ni trop chaud, ni trop froid. Les lumières se reflètent sur le grand Canal. Sur les quais, la musique rend le moment doux et magique. La Gondole est bercée par les mouvements de l’eau. Vous êtes à Venise avec l’être aimé. Assis, l’un à côté de l’autre, à regarder l’horizon et profiter du moment.

Vous vous lancez : « Je suis enceinte. »

Mais attendez, votre chéri regarde le pont des Soupirs.

Il se retourne et demande « quoi, tu as dit quelque chose ? »

Raté.

Etre à côté n’implique pas forcément d’avoir son attention. Pour un enfant, c’est pareil.

Alors, mettez-vous à sa hauteur. Regardez-le avec les yeux du chat botté, et faites votre demande.

Chat Botté dans Shrek 2 Dreamworks- 2004

Mais n’oubliez pas de capter son regard comme le goéland ci-dessous

La Petite Sirène Disney

Le regard est l’indicateur d’attention qu’on accorde aux gens. « Regarde-moi » devrait être les premiers mots dits à votre enfant.

Vous avez le regard du chat botté et du goéland. Pour mettre toutes les chances de votre côté, soyez tactile.

Devenez plus tactile que votre smartphone

Le saviez-vous ?

Les psychologues sociaux ont démontré à maintes reprises l’efficacité du toucher.

Le simple fait d’entrer en contact physique léger avec une personne augmente les chances de la voir accepter votre demande.

Vous pouvez utiliser cette méthode avec votre enfant. Toucher son bras, son épaule ou ses cheveux de façon légère et fugace.

Avez-vous remarqué ? Un enfant le fait naturellement.

Par exemple. Il est 19h. Le repas du soir chauffe sur la cuisinière. Évidemment, Nolan 3 ans, réclame un chocolat. Ma réponse : « c’est presque prêt. On verra au dessert. »

Doucement, son regard change. Il fait très bien le chat botté. Mais je les connais bien ses yeux et je sais y résister (la plupart du temps).

Ce n’est pas tout. Il sort le grand jeu. Il pose sa tête délicatement sur ma jambe en prenant ma main. Et là, c’est fatal. Le piège s’est refermé contre moi. Impossible de dire non.

Il a gagné.

Moralité : le contact, le toucher, créé une réaction chimique en vous. Un lien plus puissant que le regard. La séduction est plus efficace que les cris.

OK. Vous avez le regard de braise, vous êtes aussi tactile qu’un iPhone. Mais ce n’est toujours pas fini.

Repeat after me

Rappelez-vous.

Ça y est, c’est fait, plus qu’à attendre.1 minute, 5 minutes, 10 minutes. Vous faites les cent pas dans tout l’appartement, vous vous rongez les ongles, vous regardez toutes les secondes le téléphone.

Qu’est-ce qu’il fout ? Mais pourquoi il ne répond pas ?

Est-ce qu’il en voit une autre ? Ce n’est pas compliqué de répondre à un SMS quand même. Il a eu un accident, il s’est fait agresser ?

Il rentre enfin à la maison. Il semble tranquille comme si vous n’aviez rien envoyé. Vous finissez par lui faire la remarque :

« Jamais tu réponds aux SMS ? »

« Mais j’ai rien reçu. Regarde »

Il vous montre son portable et effectivement il n’a rien reçu.

Et du côté de votre enfant ? Êtes-vous sûre qu’il a bien reçu votre dernier message ?

Vous avez capté son regard, et posé une main sur sa tête. La dernière étape. Vérifiez qu’il a bien reçu le message et compris. Demandez-lui de reformuler avec cette phrase magique : « qu’est-ce que je viens de dire ?»

Bravo.

Vous savez maintenant attirer l’attention de votre enfant :

  • Allez au contact, soyez près de lui
  • Captez son regard et n’oubliez pas le chat botté
  • Posez doucement votre main sur sa tête, sur sa main
  • Assurez-vous que le message a été compris

Maintenant, vous êtes aussi attrayante qu’une vidéo de chat sur Facebook. Vous disposez de tout l’arsenal pour capter l’attention de votre enfant

Mais.

La recette reste incomplète s’il manque l’ingrédient suivant. Comme une crêpe sans Nutella.

2ème ingrédient : Motivation

La grotte, le toboggan et Netflix

Il fait beau, le soleil est haut dans le ciel. Ça fait 10 fois qu’il monte et qu’il descend du toboggan. Un petit château de sable et une course effrénée dans le parc.

Déjà 18h. Vous devez rentrer pour préparer le repas. Vous appliquez les 4 étapes pour capter son attention. Vous vous approchez de lui. Il vous regarde droit dans les yeux. Une main sur sa tête. Vous lui demandez s’il a compris.

Résultat ?

« Non j’ai pas envie. Je veux encore faire du toboggan. »

« Il est tard. On rentre à la maison maintenant. »

Votre enfant se met à pleurer et à crier

Pourquoi ? Il fait un caprice ? Non.

Parce que vous lui demandez de changer d’activité, et ce de manière brutale. Vous voulez qu’il quitte une activité plaisante pour une activité lambda. Ce type de transition est difficile pour tout le monde.

C’est normal, c’est une question d’évolution.

Depuis la nuit des temps, l’être humain est doté d’un système de survie. Il cherche le plaisir et fuit l’inconfort. Nos ancêtres préféraient rester dans sa grotte au chaud plutôt que d’aller mourir dans le froid. Nous sommes câblés ainsi, et votre enfant n’échappe pas à la règle.

Ce n’est pas clair ?

Imaginez. Vous êtes dans votre canapé au chaud sous un plaid. Bien installée devant la télé. Vous regardez votre série préférée sur Netflix. Quel plaisir. Et là, votre mari vous signale que l’évier déborde de vaisselle, qu’il faudrait la nettoyer avant d’aller se coucher. Je suis sûre que vous pensez comme moi : con…

La vérité. C’est que regarder une série Netflix, manger du chocolat, faire une grasse mat est plus plaisant que :

  • Faire la vaisselle
  • Aller à la salle de sport
  • Prendre les transports pour aller au travail

Passer de « descendre au toboggan » à « rentrer à la maison », ce n’est pas kiffant pour votre gamin.

Mais alors, comment faire ?

Pas de panique, il y a des solutions. On va voir ça de suite.

Apprivoiser le plaisir

Pour réussir en douceur le changement de transition il y a 3 façons de faire :

L’erreur classique : Trop de plaisir tue le plaisir

Vous pouvez surenchérir. C’est-à-dire proposer une activité qu’il devrait lui procurer un plus grand plaisir que celui qu’il a actuellement.

« Mon chéri vient on rentre à la maison tu pourras y manger une glace. »

On est d’accord, ça s’appelle donner une carotte. Et ce n’est pas vraiment ce que vous voulez, car ce n’est pas constructif pour votre enfant. De plus, vous n’aurez pas toujours la possibilité de le faire.

La technique par palier

Pas de chance. Vous habitez au 17 eme étage d’une tour. Les ascenseurs sont en pannes. L’escalier est votre seule issue. Vous sentez- vous capable d’affronter les 17 étages d’un coup ? Soyez réaliste vous allez monter par pallier et faire des pauses. L’ascension sera moins rapide, mais vous ne cracherez pas vos poumons à l’arrivée.

Faites de même avec votre enfant.

21h, l’heure du dodo. Votre enfant s’éclate encore avec son train. Vous déclenchez le rituel du coucher. Vous savez que le chemin vers le lit est un vrai parcours du combattant. Surtout l’arrêt à la salle de bain pour le brossage de dent. Alors, allez-y par palier comme dans l’escalier. Ajoutez une étape de lecture entre les 2 pour faciliter la transition. Le changement paraîtra moins brusque.

Vous comprenez ?

L’idée est d’échelonner le plaisir vers le bas. Diminuer les plaisirs au fur et à mesure permet à l’enfant d’accepter plus facilement la suite.

Préparer le terrain :

« C’est bon la télé, c’est fini »

« On rentre à la maison tout de suite»

« Fais tes devoirs maintenant»

Je l’admets. Je dis encore ce genre de phrase. Pourtant, il y a une technique bien plus efficace. C’est d’anticiper.

Est-ce que vous anticipez de cette manière ?

  • « Encore 30 minutes de télé et on éteint »
  • « C’est fini le parc, on rentre dans 10 min »

C’est presque ça. Essayez plutôt :

  • « On éteint la télé après 2 épisodes »
  • « Encore trois tours de toboggan et on y va »

La différence ? C’est plus concret. La notion du temps échappe encore à votre enfant. L’heure, les jours, et les saisons sont des concepts complexes. Cet apprentissage se terminera vers 8 ans.

Parfait. Vous avez l’attention de votre enfant. Vous avez préparé le terrain. Tous les voyants sont au vert. Mais la voiture de Oui Oui ne démarre pas.

Qu’est-ce qu’il se passe ?

À votre bon souvenir

Waouh.

Vous avez de la chance. Un être d’exception vit au sein de votre famille. Cet individu est doté d’un pouvoir extraordinaire. Un petit bouddha brille dans le cœur de votre enfant. Ne partez pas toute de suite. Je ne suis pas sous ecstasy.

Votre enfant bénéficie naturellement de la pleine conscience.

La pleine quoi ? Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?

Je vais vous l’expliquer. Ça n’a rien de mystique.

Par exemple. Vous prenez votre douche, des pensées vous envahissent :

  • « Comment je m’habille ce matin ? »
  • « Est- ce que les transports fonctionnent ? »
  • « J’aurais pas dû dire ça hier? »

Votre esprit ressasse les évènements du passé. Votre cerveau s’inquiète des évènements futurs. Pendant ce temps, vous ne profitez pas de votre douche.

Tandis que votre enfant vit pleinement l’instant présent. Quand il prend sa douche, il ne pense ni à la nuit passée ni à la journée à venir. Il découvre la sensation de l’eau sur lui. Il découvre son corps. Il observe l’eau qui disparaît dans le tourbillon.

Vous voyez l’inconvénient ? Même s’il vous a dit ok, il est déjà revenu dans son jeu présent et ne se préoccupe pas du temps qui passe.

Donc vous devez vous rappeler à son bon souvenir.

Pour cela, il existe une technique facile et efficace c’est la technique du « mot magique »

Vous cuisinez le repas. Il est presque prêt. Votre enfant est en train de lire un livre. Près de lui, les yeux dans les yeux, vous lui dites :

« Fini ta page et après vient à table. »

« D’accord maman. Je finis et j’arrive. »

Le repas est prêt. Un mot magique va lui rappeler l’échéance. Un mot magique prononcé près de lui calmement. Un mot magique qu’on utilise toute :

« A table. »

Votre enfant comprendra le rappel. Il est l’heure d’aller à table. Rien de sert de faire des phrases longues.

La perfection est atteinte quand il n’y a plus rien à retirer. Antoine de Saint-Exupéry

Super vous y êtes presque.

Dans 90% des cas, les astuces ci-dessus suffisent à la coopération. Pour les 10% restant, on sort le grand jeu.

Le grand jeu

Le Collectionneur, le super-vilain – Les Aventures de Ladybug et Chat Noir.

21 h. D’habitude, Nolan se couche vers 20 h 30. Il est super excité, ça promet un coucher compliqué. Il cri, court, saute partout dans le salon. Il est un super-vilain, son jeu du moment.

Première tentative :

  • Mon lapin, saute une dernière fois et on se prépare pour aller au lit. (j’anticipe)
  • Je ne suis pas fatigué
  • OK, mais il se fait tard, le soleil est déjà couché et demain il y a école, tu vas être fatigué
  • Je ne suis pas fatigué
  • On lit une histoire ? (je tente la technique par palier)
  • Je ne veux pas d’histoire, je veux me battre

Deuxième tentative:

  • Nolan, pyjama ? (je sors le mot magique)
  • Je ne suis pas Nolan. Je suis bouteille en plastique mouhahaha

Bon là je l’ai perdu, il est en plein dans son délire.

Troisième tentative :

  • Maman
  • Je ne suis pas maman. Je suis super dodo. Et mon super pouvoir est de t’endormir. Mouhahaha

Enfin en pyjama et hop dodo.

Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Nolan est à fond dans son jeu. Son délire de super vilain le met en pleine extase. L’adrénaline est au maximum, et le tient éveillé. La fatigue disparaît au profit du plaisir. Se coucher est aussi délicieux qu’un plat de choux de Bruxelles avec des abats.

Toutes mes tentatives étaient vouées à l’échec.

L’ultime solution est de passer en mode cache-misère. Transformer les choux de Bruxelles en gâteau au chocolat. Rendre le dodo aussi attrayant qu’une citrouille métamorphosée en carrosse. En devenant maman super dodo, le coucher est devenu plus drôle.

Vous voyez l’idée ? Valoriser une activité repoussante vous assurera une coopération et une transition en douceur.

Il a effectué ce que vous attendiez de lui. Vous croyez que c’est fini ? Non attendez. Il y a encore une dernière étape importante.

L’ingrédient magique

C’était dur, vous vous êtes dépassée. Vous êtes fière de vous et prête à remettre ça. Votre visage reflète la joie et la satisfaction. Vous vous sentez pousser des ailes et prête à participer au meilleur pâtissier sur M6. Vous avez reçu des félicitations de tout le monde pour votre gâteau.

Et votre enfant ?

Je sais, vous le complimentez pour un beau dessin ou une bonne note à l’école. On a l’habitude de chanter ses louanges pour ses exploits, ses réussites.

Mais est-ce que vous le félicitez quand il coopère ? Avec ce type de phrases :

«Maman est contente tu as abandonné rapidement ton jeu pour venir te chausser »

« Maman est contente, tu as respecté les 3 tours de toboggan avant le départ. »

Pourquoi c’est important ?

Les prouesses méritent des éloges, les actes anodins aussi. Valoriser les actions banales va ancrer une habitude. La routine rendra votre enfant autonome. Et cerise sur le gâteau : votre mégaphone restera au placard.

À vous de jouer

Vous avez l’impression d’être ignorée pour toutes vos demandes de changement d’activité. Vos cris restent sourds aux oreilles de votre enfant.

Il ne fait pas exprès.

Parce qu’il est dans son monde, dans l’instant présent, et c’est une bonne chose. Il dispose d’une forte concentration. Une compétence indispensable pour sa réussite future.

Vous savez maintenant quoi faire :

  • Le premier secret consiste à capter son attention. Crier dans le vide est inefficace et épuisant.
  • Le deuxième secret réside dans la motivation. Votre enfant est comme tout le monde, il recherche le plaisir et fuit l’inconfort. Trouvez des transitions en douceur et évitez la carotte.
  • La touche finale, les félicitations sont de rigueurs même pour les actes anodins.

Dites-moi en commentaires ce qui vous pose le plus de problèmes ? Dans quelle situation votre enfant vous écoute le moins ? Je répondrais à tous vos messages.

Aurore.

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6 réponses

  1. Cindy dit :

    Très bien écrit, ça se lit tout seul. Merci

  2. Mona dit :

    Bonjour Aurore. Merci pour ces conseils qu’ on a beau connaître, ça fait toujours du bien de se les remémorer.
    J’ai plusieurs soucis de coopération avec mon fils. Celui pour lequel j aimerais une solution est le fait qu’il crie, hurle fait des bruits de bêtes sauvages des qu’il joue avec quelqu un.
    J’ai tout essayé pour lui faire comprendre que ce n était pas une façon de faire et que ça me dérangeait surtout quand j avais une belle migraine : demande dans les yeux, à sa hauteur, toucher, câlin avant, supplication, cris, punition, chantage, récompense, mais rien n’y fait ! Je suis à bout. Je ne veux pas que sa soeur de 2ans ne connaisse que cette façon de jouer et s exprimer. Elle qui était un bébé toute douce et calme hurle à tout va maintenant…
    Mon idée est de l emmener consulter pour qu’ il apprenne à gérer ses émotions les joies comme les colères qui sont devenues trop difficiles à vivre pour moi. Si vous avez une idée pour tenir jusque là je prends. Je vous remercie !

    • Aurore dit :

      Bonjour Mona.

      Merci pour votre commentaire.

      Pouvez-vous me dire l’âge de votre fils ? Depuis combien de temps joue-t-il de cette manière ? Ses bruits de bêtes sauvages font-ils référence à un dessin animé ou reportage qu’il aurait vu à la télé ?

      Avec votre fils avez-vous déjà tenté de passer par le jeu ? Reproduire avec lui ses bruits, ou tenter de retrouver quel animal il essaye d’imiter.

      Demandez-lui : « Tu imites quel animal ? Le lion ? Le gorille ? » Puis faites-lui faire les gestes qui vont avec. Essayez de détourner ses bruitages désagréables pour vous en jeu.

      Autres solutions.

      Par exemple, quand mon fils commence à crier, je lui dis : « tu peux crier dehors, mais pas dans la maison. » Du coup, j’ai 2 solutions :
      • Soit il va sur le balcon. Les voisins ne sont peut-être pas contents, mais c’est mieux pour mes tympans et mon fils assouvit son besoin de crier.
      • Soit je l’emmène au parc. Tant pis pour le regard des gens sur le trajet ^^

      J’espère vous avoir apporté quelques pistes. Bon courage à vous

      Aurore

  3. Antoine dit :

    Excellent mais sivouplé, adressez-vous également aux pères !

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